Fondamentaux des statistiques
Durant et Curry marquent autant. Lequel est le plus régulier ?
Pourquoi tout le monde se dispute sur le vrai MVP ? On va le découvrir avec de vraies données.
Modules
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Moyenne, médiane et mode
GratuitCooper Flagg et LeBron James tournent tous les deux à environ 21 points par match. Mais Cooper Flagg marque parfois 51 points, parfois 2, tandis que LeBron James reste constant. Comparer la moyenne à la médiane suffit à savoir lequel des deux marquera vraiment 21 points soir après soir.
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Variance et écart-type
Kevin Durant et Stephen Curry tournent tous les deux autour de 26 points par match. Mais Durant ne descend jamais sous 11 points, tandis que Curry oscille entre 7 et 49. L’écart-type met un chiffre sur cette régularité que la moyenne cache complètement.
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Percentiles, quartiles et IQR
Wembanyama tourne à 25 points, 3 passes, 3 contres. Trois moyennes voisines qui cachent trois formes très différentes. Percentiles, quartiles, écart interquartile (IQR) et un tableau de bord de boîtes à moustaches dessinent la fourchette d’un soir normal et repèrent les matchs hors-norme.
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Corrélation
Luka Dončić marque 33 points et distribue 8,2 passes par match, Nikola Jokić 27,7 et 10,7. Lauri Markkanen, lui, marque 25,5 points pour 2 passes. Sur les 413 joueurs de la saison, le lien entre points et passes atteint pourtant 0,76 : un chiffre qui ne vient pas du talent, mais du temps de jeu. Mesurer un lien prend une ligne de code, démêler les vrais des faux demande une méthode.
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Probabilités
Nikola Jokić signe un triple-double un match sur deux. Mais quand il plante 30 points, distribue-t-il aussi ses passes, ou est-ce que scorer lui en coûte ? Il suffit de comparer ses soirs à 30 points au reste de sa saison.
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Distributions (Normale, Poisson, Binomiale)
Anthony Edwards marque autour de 29 points par match, avec des soirs à 5 et des soirs à 55. Jalen Duren tourne à 18 et n’a dépassé 30 points que 5 fois en 74 matchs. Bam Adebayo distribue 3 passes en moyenne, parfois 0, parfois 8. Ces trois formes portent un nom, ce sont des distributions : les reconnaître permet de dire à quoi s’attendre d’un joueur et de repérer le match vraiment hors norme.
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Distributions en pratique
Le 10 mars, Washington envoie Bam Adebayo 43 fois sur la ligne des lancers francs. Il termine à 83 points, lui qui en marque 19 en moyenne. Aucune courbe théorique ne prévoit une soirée pareille, et pourtant elle a eu lieu. Savoir à quelle fréquence les extrêmes arrivent vraiment, c’est ce que les distributions en pratique apprennent à mesurer.
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Le théorème central limite
Anthony Edwards tourne à 28,8 points sur la saison. Mais sur huit matchs pris au hasard, sa moyenne peut afficher 18 comme 41 : après un mois de compétition, personne ne sait encore à combien il tourne vraiment. Il faut une trentaine de matchs pour que le chiffre se stabilise, et le théorème central limite explique exactement pourquoi.
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Erreur-type et intervalles de confiance
Shai Gilgeous-Alexander marque 31,1 points sur 68 matchs, Ja Morant 18,5 sur 21 matchs seulement. Ces deux moyennes n’ont pas la même solidité. L’erreur-type et l’intervalle de confiance chiffrent à quel point on peut être sûr du vrai niveau d’un joueur.
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Tests statistiques (t-test, Fisher)
L’avantage du terrain, ça existe vraiment, ou c’est du hasard ? Le test statistique tranche : invisible dans les points, bien réel dans le +/-. Au passage, on teste quelle stat dépend du poste (ANOVA), et pourquoi « significatif » ne veut jamais dire « important ».
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